Malus Alpine A110 : Comment le calculer et quel impact sur le budget ?

Un chiffre, et tout bascule : 118 g/km de CO2. Depuis le 1er janvier 2024, voilà la nouvelle frontière que le gouvernement français a tracée pour déclencher le malus écologique. L’Alpine A110, ce symbole de sportivité à la française, se retrouve prise dans la nasse d’un barème plus strict, malgré ses efforts d’allègement et d’optimisation moteur.

Les règles ne s’arrêtent pas là : pour 2025 et 2026, le calendrier fiscal prévoit un tour de vis supplémentaire. Seuils abaissés, montants à la hausse. La fiscalité devient un paramètre central, voire décisif, pour calculer le coût réel d’une A110 neuve. Les amateurs de voitures de caractère voient leur équation changer, sous la pression d’une politique climatique de plus en plus pesante.

Le malus écologique : comprendre son principe et ses enjeux pour les voitures sportives

Impossible aujourd’hui d’ignorer le malus écologique lors de l’achat d’une voiture neuve en France. Pensé comme une arme pour freiner les émissions de CO2, ce prélèvement vise de façon frontale les sportives, souvent pointées du doigt pour leur appétit mécanique. Son barème, révisé chaque année au gré des lois de finances, n’épargne quasiment plus que les modèles électriques ou hybrides ultra-efficaces : en 2024, 118 g/km de CO2 marquent la limite, et franchir ce cap coûte cher.

Pour l’Alpine A110, le calcul du malus se fait sur deux fronts : un malus CO2 selon les émissions, et un malus poids pour les autos dépassant la barre des 1 600 kg. Bonne nouvelle pour la berlinette, elle est suffisamment légère pour éviter la taxe poids (environ 1 100 kg sur la balance). En revanche, la taxe CO2 reste à l’ordre du jour, surtout pour les versions S et R, plus performantes. L’écart entre les montants peut s’avérer significatif, de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros, en fonction de la configuration et de l’année d’immatriculation.

Ce coût supplémentaire s’ajoute au tarif affiché, modifiant non seulement le budget à prévoir, mais aussi la manière dont les constructeurs bâtissent leur gamme. Certains ajustent la puissance, d’autres accélèrent la transition vers l’électrique. Le malus n’est plus seulement un impôt : il dirige l’évolution du marché, façonne l’offre des sportives, et finit par influencer la cote en occasion. Une donnée que tout passionné d’Alpine ou de voitures performantes doit désormais intégrer à sa réflexion.

Quels montants pour l’Alpine A110 en 2024, 2025 et 2026 ?

Entrons dans le concret : pour l’Alpine A110, le malus écologique s’affiche désormais en grand sur la facture finale. En 2024, les versions proposées émettent entre 152 et 163 g/km de CO2. À la clé, une addition qui varie entre 2 049 et 2 918 euros, avec la version S naturellement positionnée sur la tranche la plus élevée.

Le projet de loi finances pour 2025 annonce déjà la couleur : chaque gramme de CO2 au-dessus du seuil coûtera plus cher, et le seuil d’entrée sera encore abaissé. À motorisation équivalente, l’A110 pourrait ainsi dépasser les 3 000 euros de malus. Les chiffres officiels restent à confirmer, mais la tendance est nette : le durcissement s’accélère.

Pour 2026, même scénario, avec des seuils abaissés et des montants plus lourds. Même en jouant la carte du poids plume, l’A110 ne passera pas entre les mailles du filet fiscal. L’État cible de façon assumée ces modèles sportifs.

Voici comment se déclinent les estimations pour chaque millésime :

  • Pour 2024 : de 2 049 à 2 918 euros selon la fiche technique retenue
  • Pour 2025 : augmentation attendue, estimation autour de 3 000 euros
  • Pour 2026 : nouvelle hausse probable, avec des seuils encore abaissés et un budget à revoir à la hausse

Ce surcoût modifie le prix de vente neuf, pèse sur la réflexion autour de l’achat, et impacte aussi la valeur de revente. Les passionnés d’Alpine et d’automobiles sportives sont désormais avertis : impossible de faire abstraction de cette variable lors de l’acquisition.

À quoi s’attendre avec la nouvelle législation : évolutions et conséquences pour les acheteurs

Le projet de loi finances 2025 ne ménage personne : le barème se durcit, le seuil de déclenchement recule, et la note s’alourdit dès la première immatriculation. Plusieurs mesures ciblent de façon claire les voitures thermiques, et particulièrement les sportives comme l’Alpine A110. Pour les acheteurs, le malus écologique devient un élément incontournable du calcul du coût global, et n’est plus réservé aux modèles extrêmes.

Ce resserrement a aussi un effet immédiat sur le marché de l’occasion. Les A110 déjà immatriculées avant l’entrée en vigueur des nouveaux barèmes échappent à la hausse, ce qui pourrait renforcer leur valeur et leur attractivité. Une Alpine d’occasion, indemne du dernier malus, pourra se vendre à un prix plus stable, d’autant que la demande reste forte pour les sportives tricolores.

Ce tour de vis législatif vise à pousser l’industrie vers des modèles moins polluants. Les constructeurs n’ont pas d’autre choix que d’ajuster leur stratégie, pendant que les acheteurs, eux, pèsent désormais entre passion et pragmatisme. Acheter une berlinette en France implique aujourd’hui de composer avec une fiscalité puissante, capable de bouleverser la trajectoire d’un rêve automobile.

Voici les principaux points à retenir sur ces évolutions :

  • Le seuil de déclenchement baisse, accentuant la pression sur les modèles thermiques
  • La fiscalité influence directement la valeur de revente
  • Le marché de l’occasion peut offrir des opportunités, avec des véhicules non soumis aux nouveaux barèmes

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Anticiper l’impact du malus sur le budget et la réflexion autour de l’achat d’une Alpine A110

Déterminer le budget pour une Alpine A110 ne s’arrête plus au prix catalogue. Le malus écologique, désormais systématiquement intégré à toute simulation, change la donne pour tout projet d’achat. Dès 2024, une A110 vendue autour de 65 000 euros (version Pure) doit supporter un surcoût fiscal de plusieurs milliers d’euros, une charge bien réelle, loin d’être négligeable.

L’addition grimpe encore avec les options, jantes spécifiques, packs exclusifs, qui alourdissent le ticket. Pour les passionnés, la fiscalité française ne fait quasiment aucune exception pour les modèles thermiques. Aujourd’hui, comparer une A110 à une Porsche Cayman ou une Renault Mégane RS, ce n’est plus seulement jauger les performances, c’est aussi évaluer la pression fiscale. Même la revente s’en ressent : une voiture frappée d’un malus élevé peut perdre en attractivité sur le marché, même lorsque sa rareté excite les convoitises.

Pour préparer au mieux son achat, il faut donc prendre en compte plusieurs aspects financiers :

  • Inclure le coût du malus dans le plan de financement
  • Anticiper l’éventuelle décote sur le marché de l’occasion
  • Rester vigilant sur l’évolution des barèmes d’une année à l’autre

Certains connaisseurs choisissent l’option de l’occasion récente, déjà immatriculée, pour limiter l’impact du malus. D’autres préfèrent patienter, dans l’attente de versions hybrides ou électriques qui pourraient alléger la facture fiscale. Désormais, vivre sa passion automobile demande plus que jamais de composer avec l’exigence administrative, au point de redéfinir ce que signifie rouler pour le plaisir.

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